Le plan pour la région

« Pour un Languedoc-Roussillon fier de lui et conquérant » 1997 

 

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* Documents électoraux

« Agir avec Willy Diméglio »

 

    Programme
Quel avenir pour l’Hérault ?
Sauvons le littoral
Un art de vivre autrement
Une université euroméditerranéeenne virtuellle

 

 

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L’insécurité
Il ne peut être un sujet de polémique. Il doit être pris sous l’angle du constat de l’analyse et des propositions.
Il est temps de traduire cette priorité en actes.

L’INSECURITE, C’EST LE PROBLEME N°1
Les crimes et délits enregistrés en 2001 sont en très nette augmentation par rapport aux années précédentes. Les moyens utilisés lors des agressions sont de plus en plus lourds, on n’intimide plus, on lue les convoyeurs de fonds, les policiers, les gendarmes. Les délinquants sont de plus en plus jeunes.
Ce constat reflète la triste réalité, il est alarmant.
* Pendant des décennies, on nous a expliqué que la meilleure arme, pour répondre à la montée de la délinquance, était la prévention. On constate aujourd’hui qu’elle est certainement utile, mais qu’elle ne répond plus à la situation.
* Pendant des décennies, on nous a expliqué que la délinquance était la fille du chômage – peut-être – mais depuis plusieurs mois, on constate que le chômage baisse, tandis que la courbe de la délinquance évolue en sens inverse.
* D’autres analyses s’appuient sur la famille et sur l’école. L‘implosion de la famille et l’explosion de l’école entraînent dit-on, la perte de valeurs, de repères. Cela signifie qu’il faut une vraie politique de la famille tout en donnant à l’école les moyens de faire face aux malformations que notre société lui imposent. Former un enfant, cela ne se fait pas uniquement pendant les heures de cours, mais après les classes, pendant les vacances, et c’est là que doit intervenir un encadrement pour les plus faibles.
* Dans le coeur de ville, les agressions se multiplient, et plus seulement la nuit. Est-il normal que le commerce de la drogue puisse s’exercer en plein jour à la Comédie, à la gare ? Est-il normal que l’on puisse vous agresser à la tombée de la nuit à St-Roch?
* Le sentiment d’insécurité recouvre autant les vols que les incivilités, les dégradations, les agressions verbales ou les tags qui ne cessent de souiller les murs de la ville. Beaucoup de nos compatriotes sont privés d’une liberté et d’un droit essentiels: ceux de vitre tout simplement en sécurité. La sécurité c’est d’accomplir librement tous les actes de la vie quotidienne. La sécurité, c’est un devoir primordial de l’Etat, un droit fondamental de la personne humaine.
* Tant que l’Etat ne mettra pas les moyens appropriés, tant qu’il y aura un manque de concertation, des flottements entre la police et la justice, tant que les discours serviront à remplacer l’action, nous continuerons à nager en pleine incohérence. Ainsi aujourd’hui, sous prétexte des libertés individuelles, une caissière de supermarché peut exiger votre carte d’identité, mais pas un policier municipal.
Si l’on veut avoir une meilleure appréciation de la réalité de la délinquance, il serait bon que les commissariats aient un service assurant une permanence de police judiciaire 24 hi24 qui permettrait l’audition des victimes et disposerait de moyens pratiques et scientifiques susceptibles de recueillir les premiers indices.
* Sur 4 millions de plaintes, 140 000 sont suivies de sanction.
* L’absence de moyens et la certitude qu’ont les victimes de ne pas avoir de suite quant à leur plainte, les conduits en fait à ne pas faire connaître les méfaits qu’ils ont subis.
* La population se sent aujourd’hui encerclée par la montée de la délinquance, harcelée par les incivilités, abandonnée des autorités publiques.
Il faut continuer à mettre des moyens pour exercer des actions préventives. La prévention, c’est mettre en place une vraie police de proximité avec un îlotage organisé et systématisé, pour que les agents des forces de l’ordre connaissent les habitants de chaque quartier et puissent répondre 24 h/24 aux premières attentes et les orienter vers les services compétents .sur le plan social ou sécuritaire, et faciliter leurs dépôts de plainte et les démarches administratives.
* Mais, il n’y a pas de véritable politique de sécurité sans dimension répressive à égale distance de tout excès et toute complaisance.
Et comme l’a dit le Président de la République, Jacques CHIRAC : « Le choix n’est plus entre le social et le sécuritaire, entre la prévention et la répression, entre la police et la justice, entre le Préfet et le Maire. Pour être efficaces, nous devons combiner toute la palette des moyens dont nous disposons et mettre ensemble tous ceux qui peuvent quelque chose« .

AUCUNE AGRESSION. AUCUNE INCIVILITÉ,
AUCUN DELIT NE DOIT RESTER SANS REPONSE
Pour aboutir à un Travail d’éducation, la réparation doit être immédiate.
Le citoyen s’indigne de l’impunité dont bénéficient les délinquants. Si les mesures de réparation ou des travaux d’intérêt général étaient appliqués rapidement, il serait rassuré et l’auteur d’un fait délictueux s’apercevait qu’il n’existe pas de zone de non droit. Il faut également donner à la justice les moyens de fonctionner. L’image de la police qui arrête et la justice qui relâche n’est pas toujours exacte car, bien souvent la justice relâche par faute de moyens ou par application pure et simple de la loi.
Pour une décentralisation des pouvoirs : il est paradoxal de donner au Maire toutes compétences pour la vie de la commune, à l’exception de ce qui est devenu la première préoccupation de nos concitoyens : la sécurité.
Il faut transférer au Maire une partie des pouvoirs en matière de police, notamment en matière de coordination en amont des différents intervenants.
    A Montpellier, seconde ville de France pour la délinquance où, conséquence d’une urbanisation désarticulée, les zones désertifiées se mêlent aux zones de non-droit qui voient se multiplier délits et trafics de drogue. Il faudrait aussi sécuriser les transports en commun par la présence accrue d’agents de sécurité dans les bus et les tramways.    
    Le rétablissement de la circulation des voitures dans certaines rues du centre ville à partir de 19 h jusqu’à 6 h du malin devrait permettre de rompre avec le sentiment d’isolement, de solitude et de peur qui régnent dès la tombée de la nuit.

IL FAUT ASSURER LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE DE NOS ENFANTS
Le sentiment d’insécurité touche aussi à la nourriture de nos enfants. A la fin de l’année 2000, à grands renforts médiatiques, certains élus ont annoncé «la fin de la viande à l’école» pour répondre à l’inquiétude des parents devant le problème de la «vache folle». Aujourd’hui, plus personne n’en parle et la viande de bœuf est revenue dans les assiettes.
Nos agriculteurs, nos éleveurs n’ont jamais fait autant d’efforts pour offrir des produits de première qualité. Pourquoi, dans la gestion des cantines scolaires ne pas ajouter des subventions municipales, départementales et régionales pour que nos enfants redécouvrent ces produits de première qualité qui leur assureront équilibre alimentaire et développeront en eux ces goûts et ces saveurs de nos campagnes, à jamais disparus des menus confectionnés aujourd’hui.
La Lozère, l’Aveyron ont une viande succulente.
Les pêcheurs de Sète ramènent dans leurs filets des poissons goûteux.
Les fruits et légumes de la plaine sont de première qualité. La santé de nos enfants a un coût. Il faut l’assurer et ne pas lésiner quand sécurité alimentaire et productions locales se rejoignent.

IL FAUT ASSURER LA SECURITE DES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES
Depuis plusieurs années, je demande que les collectivités locales s’engagent pour la sécurité de nos enfants. Ils doivent être protégés à l’extérieur de l’école. Là, les dangers qui les guettent s’appellent: accident de circulation, violence, drogue, racket. Des agents de sécurité devraient assurer une permanence constante à !a rentrée et à la sortie des classes.
A l’intérieur, l’école est envahie, submergée par les problèmes que la société n’arrive pas à contrôler et qui la déstabilise. Il est indispensable pour aider les enfants et les enseignants à faire face à ces agressions, de créer à l’intérieur des établissements, des locaux pour accueillir les concours extérieurs (assistantes sociales, parents d’élèves, médecins…)

LA DÉLINQUANCE ET LES MINEURS
Personne ne conteste que la délinquance ne cesse de progresser chez les mineurs. Professeurs agressés, violences dans les transports, règlements de compte entre bandes. Elle touche des tranches d’âge de plus en plus basses. Le nombre d’actes de violence grave avec armes et les viols collectifs commis par des mineurs ont ainsi augmenté, dans notre département sur les dernières années.
Certes, le gouvernement a proposé de donner aux délinquants une formation civique obligatoire, mais encore faut-il adapter l’ordonnance de 1945 qui restreint les possibilités d’incarcération des mineurs jusqu’à 15 ans. Les mineurs délinquants sont le plus souvent remis à leurs parents. Ils reviennent dans leur quartier en héros où ils finissent par devenir formateurs de délinquants. La philosophie de l’ordonnance de 1945 privilégie l’éducation; elle n’a rien perdu de son actualité, si l’on n’oublie pas l’un de ses principes fondateurs selon lequel la sanction fait partie de l’éducation.
Si la montée de la délinquance chez les mineurs trouve son origine dans des considérations sociales et familiales, un point mérite de retenir toute notre attention: c’est l’échec scolaire.
65 000 enfants sortent chaque année du système scolaire sans diplôme. Cet échec, dans beaucoup de cas, conduit au désoeuvrement, à la drogue, à la délinquance, à la prison. Ce parcours est destructeur pour celui qui l’emprunte, mais c’est également un coût énorme pour la société.
Face au problème de l’hétérogénéité des élèves, il faut aider l’école en lui donnant les moyens de passer d’une uniformité garantie à une diversité assumée en lui permettant d’ajuster son action entre une variété à accepter et des inégalités à combattre.
Il faut aider les enfants. Depuis des années, nous proposons « le permis de réussir ». C’est l’ensemble des moyens qui permet à l’école d’adapter les méthodes, d’avoir un encadrement, de mettre en place un soutien relançant en permanence ceux qui sont en difficulté de façon à les conduire sur le chemin de la réussite, plutôt que de les abandonner sur le terrain de l’échec.

Etre à votre écoute, être proche de vos préoccupations quotidiennes, tout mettre en œuvre pour qu’elles soient prises en considération, être votre porte parole dans les enceintes où je pourrai m’exprimer, c’est essentiel dans mon engagement.