Les Etats-Unis

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Voyage en 1986


  


    Revue de presse

Midi-Libre - 29 avril 1986
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Willy Diméglio invité par le gouvernement américain

  Le nouveau député U.D.F. Willy Diméglio n'a pas fait les frais du rafraîchissement des relations entre Paris et Washington. On en veut pour preuve l'invitation que vient de lui adresser l'ambassade des U.S.A. à Paris. Il s'agit d'aller passer un mois aux U.S.A. pour étudier certains dossiers et rencontrer les décideurs américains.
  Willy Diméglio passera donc tout le mois de septembre outre-Atlantique en compagnie de trois autres élus français sélectionnés par les responsables américains. Au programme du leader régional du parti républicain figurent déjà de nombreux rendez-vous pas vraiment touristiques : des rencontres avec les politiciens de Washington, un séjour à El Paso pour étudier les problèmes de l'immigration et un autre à San Francisco pour se pencher sur la gestion d'une grande ville.
  Mais l'un des grands axes de ce séjour sera la «renaissance» des sites industriels en bout de course. W. Diméglio se rendra ainsi à Pittsburg qui passe de la sidérurgie traditionnelle à la robotique, au Texas où l'on se prépare à vivre «l'après-boum pétrolier», à Salt Lake City reconvertie dans la biotechnologie et dans la région des grands lacs où l'industrie automobile cherche son second souffle.
  Affinités obligent, Willy Diméglio pourra parfaire ses connaissances en matière de nouveaux médias à New York et visiter trois grands parcs de loisirs scientifiques qui pourraient servir de modèle à Eupalinos, son grand projet pour la région montpelliéraine. Bref, un sacré emploi du temps qui confirme bien que les Américains, même quand ils invitent, n'oublient pas que «time is money...».


Le Figaro - 5 mai 1986
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  Après les divergences d'appréciation entre la France et les Etats-Unis à propos de l'opération militaire en Libye, certains députés de la majorité souhaitent réchauffer les liens franco-américains. Parmi eux, deux députés P.R., Willy Diméglio et Albert Mamy.
  A leur invitation, Ellen Rogers a été reçue à l'Assemblée nationale. L'épouse de l'ambassadeur des Etats-Unis à Paris a notamment pu assister à une séance de questions au gouvernement. Avec les relations Paris-Washington à l'ordre du jour. Diméglio et Mamy seront à leur tour invités aux Etats-Unis, à l'automne.

Midi-Libre - 9 mai 1986
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Willy Diméglio aux Etats-Unis

  M. Willy Diméglio, député de l'Hérault, vient d'être invité par l'ambassade des Etats-Unis à Paris à passer un mois outre-Atlantique. Il se rendra notamment à El Paso, où il étudiera les problèmes de l'immigration et à San Francisco, où il se penchera sur la gestion d'une grande ville. Ce séjour sera aussi pour lui l'occasion d'étudier la «renaissance» de sites industriels en bout de course: à Pittsburg (qui passe de la sidérurgie à la robotique), au Texas (où l'on prépare l'après-boum pétrolier), à Salt Lake City (reconvertie dans la biotechnologie) et aussi dans la région des Grands Lacs où l'industrie automobile cherche son second souffle. Willy Diméglio visitera aussi trois parcs de loisirs dans la région de New York.
  Comme on le voit, un emploi du temps bien rempli.
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La Gazette économique - 9 mai 1986
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WILLY goes to the U.S.A.
  L'ambassade des U.S.A. à Paris vient de convier le député P.R. Willy Diméglio à se rendre aux U.S.A. durant le mois de septembre, en compagnie de trois autres élus français sélectionnés par les Etats-Unis.    
  Sur place, Willy Diméglio pourra étudier de nombreux dossiers, rencontrer des politiciens à Washington, étudier les problèmes de l'immigration à EL PASO, et la gestion d'une grande ville à San Francisco. 
  A Pittsburg, au Texas ou à Salt Lake-City, le député républicain pourra constater comment des sites industriels en bout de course procèdent à leur reconversion, anticipant sur le futur, comment l'on passe de la sidérurgie traditionnelle à la robotique, comment l'on prépare l'après-boum pétrolier, ou comment, encore, l'industrie automobile cherche son second souffle.
  Enfin, last but not least, il pourra se promener dans trois grands parcs de loisirs scientifiques, qui pourraient servir de modèle à son projet Eupalinos.  

Midi-Libre - 8 octobre 1986 

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Willy Diméglio : les U.S.A ou l'art de tout casser

TROIS SEMAINES aux U.S.A., c'est à la fois beaucoup et peu.
    Mais quand on a la chance d'être l'invité du gouvernement américain et piloté par le Visiter Program Service (1), c'est la possibilité d'avoir une vue synthétique à un moment donné sur un pays dont la vertu essentielle reste la mobilité.
    C'est ce que vient de faire le député P.R. de l'Hérault Willy Dimeglio, en compagnie de deux de ses collègues au Palais Bourbon, MM. Roatta (P.R. Marseille) et Baratte (R.P.R. Perpignan) et Francis Camoin, le maire d'Arles.
    Une occasion de faire le point sur quelques-unes des pistes où est engagée la première puissance mondiale. A travers la vision d'un parlementaire français qui passe pour un observateur scientifique tout ce qui peut présenter un caractère d'innovation.

Quelle est l'impression majeure d'un homme politique français face aux U.S.A. en 1986 ?
- Pour moi, c'est de constater que l'esprit d'aventure y est resté toujours aussi vivace. C'est un peuple qui n'hésite pas à tout casser pour reconstruire. Et à prendre tous les risques quand ça en vaut la peine.
A quoi pensez-vous en particulier ?

- A la réforme fiscale qui vient d'être approuvée à une très large majorité par le Sénat après la Chambre des Représentants. Reagan l'avait annoncée dès 1981. Mais jusqu'à l'an dernier on pensait que cela resterait un vœu pieux. En fait, c'est un changement radical dans leurs principes fiscaux que viennent d'adopter les Etats-Unis.
Sur quelles bases ?
- Pour l'essentiel, il s'agit de soulager au maximum les particuliers et reporter le poids de l'impôt sur les entreprises. L'ampleur est considérable puisque, sur cinq ans, il s'agit d'un transfert de 120 milliards de dollars.
    Le code des impôts américain était truffé de refuges fiscaux .dont on s'est rendu compte qu'ils étaient pour la plupart tout à fait improductifs pour l'économie. Or, c'étaient surtout les entreprises qui bénéficiaient de ces refuges fiscaux. Il faut imaginer que 70 des 80 plus grosses sociétés américaines ne payaient pas l'impôts.
    En compensation de la suppression de la plupart de ces déductions, la baisse va être spectaculaire et 16 millions d'américains vont être purement et simplement exonérés. Quant aux secteurs industriels les plus touchés, ce sont essentiellement les secteurs retardataires comme la sidérurgie alors que les industries de pointe devraient s'en sortir plutôt bien.
En fait, c'est du libéralisme fiscal de la plus belle eau...
- Si vous voulez. C'est en tout cas l'abandon par l'Etat de l'impôt comme outil industriel, ou la neutralité fiscale. L'idée est que le business deviendra plus efficace parce que les gens n'investiront plus en fonction du code des impôts mais de l'économie de marché. C'est une révolution qui touche cent millions de foyers et trois millions d'entreprise. Et ils n'ont pas hésité à la faire.
Est-ce que c'est un modèle pour nous ?
- Pas seulement un modèle : un impératif. A moins de réformes des autres systèmes fiscaux, cela va accélérer le mouvement des capitaux vers les U.S.A.. Les Japonais l'ont déjà compris. Nous avançons toujours avec dix ans de retard. C'est pour cela que je vais réunir un groupe de travail parlementaire dans le cadre du club Lambda.
D'autres exemples de cette remise en cause permanente ?
- La drogue, si vous voulez. Là, ils ont réellement engagé une bagarre de grande envergure. Leurs spots T.V. passent en nombre fantastique, et en plus ils sont intelligents. Là aussi, l'Amérique qui était allé plus loin que tous revient plus vite et avant tout le monde.
II y a un secteur qui a dû vous intéresser particulièrement, celui de la vulgarisation scientifique ?
 - Oui, leurs parcs scientifiques me passionnent. Là aussi leur avance est considérable. Il y a plus de vingt ans qu'ils ont compris qu'il fallait que les gosses s'amusent avec la science, ça donne les musées de Washington, de San Francisco, ou encore APCOT qui a encore de nouveaux pavillons absolument formidables, comme celui de l'eau.
    Les gosses de 5 à 10 ans y sont à l'aise comme des poissons dans l'eau. Quoi d'étonnant, si, à 20 ans, ils sont aussi inventifs!
Quel enseignement pour nous ?
- J'en reviens en me disant qu'on ne peut pas continuer à perdre notre temps. Il y a une seule façon de changer c'est de mettre les projets sur la table. Moi je propose Eupalinos (voir ci-contre), je pense obtenir des crédits du ministère de la Culture et dès l'an prochain sera engagée l'étude de faisabilité.
    Mais ma conviction est faite. A moins que quelqu'un propose un meilleur projet, je pense que c'est la solution pour fabriquer une nouvelle race d'entrepreneurs et de chercheurs. La recette américaine est simple: créer le frottement perpétuel entre les jeunes, la science et l'économie.
    Pas étonnant que l'étincelle jaillisse.

Recueilli par Rémy LOURY

 
Un parc de loisirs... méditerranéen

   Qu'on se le dise, «Eupalinos», le projet inspiré par Willy Diméglio, ne sera pas un mini parc de la Villette. Certes le projet sera axé sur les sciences et les techniques et constituera, dans l'esprit, un outil de communication pour mieux franchir le troisième millénaire.
   Mais la spécificité d'Eupalinos - c'est tout son intérêt - résidera principalement dans l'aspect «parc de loisirs», étroitement lié à l'industrie touristique. Un atout maître dans la région. En outre, les concepteurs entendent donner à la, réalisation une identité vraiment méditerranéenne.
   Si plusieurs propositions ont déjà été émises pour l'implantation, rien n'est bien sûr encore arrêté. L'idéal serait de planter le décor non loin d'un grand axe de circulation. En l'occurrence à proximité du tronçon autoroutier reliant Lunel à Béziers.  
   Si l'on prend pour modèle le «Futuroscope» de Poitiers, on peut chiffrer l'investissement à 1 milliard de francs. Dans le meilleur des cas - le président du Conseil régional a donné un accord de principe - l'étude de faisabilité pourrait être faite courant 87. Et la phase de réalisation pourrait intervenir en 1988