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Il faut dire aux Cubains : "Out of Africa"



  Lors de sa rencontre à Paris avec le Président Jonas Sawimbi, François Léotard avait promis d’envoyer une délégation de parlementaires du Parti Républicain dans les zones de l’Angola libéré pour constater sur le terrain les réalités du « problème angolais ».
   Une délégation conduite par Willy Diméglio, membre du Bureau politique du Parti Républicain, député de l’Hérault, comprenant Daniel Colin, député du Var et Gilles de Robien député de la Somme vient de passer 7 jours dans les zones libérées de l’Angola.



Voici quelques vues de leurs réflexions lors de leur retour à Paris
In Journal des Républicains, ,1986

    Aujourd’hui l’Angola, le Zimbabwe, le Mozambique, demain, si nous n’y prenons pas garde, le Zaïre, la Namibie, l’Afrique du Sud, l’impérialisme du tsarisme rouge, le Communisme vise à dominer toute l’Afrique australe.

    L’Angola est actuellement un pays occupé, exploité, colonisé par les Russes et les Cubains. En ce moment les mercenaires cubains tuent, pillent, exploitent les populations. Bafouant et piétinant la liberté, la dignité, les droits de l’homme et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. L’Unita est persuadée que l’Angola ne pourra se réaliser que dans la liberté et le respect des cultes.

    Le temps de la résistance est aussi venu pour nous Européens,
- le moment est venu de soutenir sans réserve le combat que mène l’Unita, car il est fondé sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, sur les notions de liberté, de démocratie
- le moment est venu de crier « out of Africa » à tous les nouveaux colonisateurs.
- le moment est venu de demander des élections libres sous le contrôle de l’ONU pour permettre au peuple angolais de choisir seul son destin.

    Les tenants du régime actuel contrôlés, dirigés, manipulés par Moscou, refusent l’exercice de la démocratie car ils savent qu’il leurs serait fatal. Sans attendre le droit de vote, des centaines, des milliers d’Angolais ont déjà voté avec leurs pieds en rejoignant les territoires libérés. L’Unita contrôle aujourd’hui 1/4 du territoire national sur lequel vivent en paix plus d’un million de personnes.
    Comment ne pas trouver dérisoire les discours sur « l’Unita, un mouvement fantoche » ! Toutes proportions gardées pourrait-on qualifier de fantoche un mouvement de résistance en France qui tiendrait un territoire allant de Perpignan à Genève c'est-à-dire Rhône-Alpes, Provence Alpes Côte- d’Azur, Languedoc-Roussillon sur lequel serait regroupé 1/5e de la population, soit plus de 10 millions de personnes vivant en toute sécurité, bénéficiant de ressources alimentaires, d’institutions de santé, d’éducation ; tandis que le reste de la France vivrait dans un climat d’insécurité totale, toutes voies de communication coupées, dans un état alimentaire précaire avec des troupes d’occupation russes et cubaines qui se conduiraient en maîtres, et qui de plus se feraient grassement payer pour leur action dominatrice ?
    Il faut en finir avec cet enchaînement que l’on voudrait logique et implacable qui fait que chaque guerre d’indépendance dans l’Afrique australe se termine par la confiscation du pouvoir par le parti communiste.
    L’indépendance n’est pas le communisme. La meilleur antidote au communisme, c’est le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ce sont des élections libres. Pour la première fois l’impérialisme, l’ expansionnisme, le colonialisme russe peut être vaincu et, il peut l’être par les force de la liberté et de la démocratie.
    L’Unita défend l’identité culturelle du peuple angolais et, réaffirme l’identité de l’Angola en tant que pays authentiquement africain. L’appréciation objective de l’importance de l’identité nationale africaine en Angola replace le combat de libération nationale de l’Unita dans le contexte de la lutte des peuples opprimés et exploités contre ceux qui exercent la domination économique et l’aliénation mentale et culturelle.
    Pour l’Unita, le principe de démocratie implique la réalisation d’élections libres offrant au peuple angolais la première opportunité de se prononcer sur tous les problèmes politiques, économiques et sociaux. L’Unita estime que l’exercice du pouvoir par le peuple n’est possible qu’avec la représentation effective de tous les courants et opinions politiques dans le gouvernement. Pour lui la démocratie en Angola passe nécessairement par la formation d’un gouvernement d’union nationale.     Nous avons parcouru en toute sécurité des zones libérées par l’Unita. Nous avons pu mesurer en nous rendant prés du front, le sérieux de l’organisation militaire. Nous avons visité et été impressionnés par les installations civiles que l’Unita met en place dans les zones libérées.
    L’Unita est une force politique qui tout en poursuivant le combat de libération, assure la défense des territoires libérés, protége les populations et leurs biens matériels, organise l’assistance sanitaire, la normalisation et le développement de l’agriculture et de l’élevage, l’éducation et l’alphabétisation du peuple.
    L’Unita se bat pour la réalisation d’élections libres qui doteront le pays d’un gouvernement représentatif, capable de tracer les voies, définir les besoins, exercer l’autorité.
    L’Unita accepte le multipartisme comme élément fondamental du jeu démocratique. L’imposition aux pays africains du système à parti unique est une imitation calquée sur les démocraties populaires n’ayant aucune relation avec la tradition africaine.


Willy Diméglio, Daniel Colin, Gilles de Robien été accompagnés lors de leur déplacement de Renaud Girard, Grand reporter au Figaro dont l'article ci-dessous traduit bien la situation de l'époque
in Politique étrangère    
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