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Le 13 décembre 1957 Willy Diméglio est élu Président de l'Association Générale des Etudiants de Montpellier (AGEM)

 



 

  Election du nouveau bureau

    Le Comité Elargi a procédé à l'élection du nouveau Bureau. La Corporation de Droit présente un candidat : Willy Dimeglio appuyée par les Corporations de Médecine, Dentaire et Notariat.
    Le vote est secret et se fait corporation par corporation. Votants : 127, contre : 35, pour : 91, abstention : 5. A 1 heure 45, la majorité des deux tiers requise ayant été acquise au premier tour, Willy Dimeglio est élu Président de l'A.G.E.M. pour l'année scolaire 1957-1958.
    Après avoir remercié le Comité Elargi de la Confiance qui lui est témoigné, Willy Dimeglio demande une suspension de séance pour entreprendre ces consultations des différentes corporations en vue de la constitution de son bureau.
    A 2 heures 30 ce nouveau Bureau est constitué ainsi : Vice-Président : Pierre Poujade (Pharmacie). Secrétaire général : Paul Robert (Sciences). Trésorier : Christian Bonhomo (Commerce). Tourisme Information : Michel Cournac (Notariat). Œuvres Sociales : Lucienne Blanchon (Dentaire). International Culturel : Andrée Jonnier (Médecine). Universitaire : Meyer Roger (Droit). Intérieure : Lombard Jean (Médecine). Aux différentes commissions : Polycopiés : Georges Frament (Médecine) Philippe Bernard (Sciences). Bar : Nicolas Albano (Notariat). Restaurant : Philippe Rey (Commerce). Comité Jumelage : Gérald Ress-Phillips (Médecine).
    Le vote est secret et a lieu corporation par. corporation. Volants : 120, contre : 42, abstention : 1, pour : 70. Le nouveau Bureau de l'A.G.E. est élu, le Vice-Président Poujade (Pharmacie) démissionne, Schol est élu président d'honneur. Secrétaire de Séance : Philippe Bernard. Président de Séance : Jacques-Henri Escarguel.  

Editorial de Montpellier-Etudiant

    Toute entreprise ne peut vivre que par l'effort continu de tous ses membres. Il en est de même pour notre association, et pour notre journal.
    « Montpellier-Etudiant » est avant tout votre organe d'expression, tel vous le ferez, tel il sera. N'hésitez donc pas, si quelque chose vous déplaît, venez nous le, dire : nous sommes là pour ça.
    Ne croyez surtout pas que nous nous retranchons derrière une absurde suffisance nous savons fort bien que nous sommes loin d'atteindre l'idéale perfection. Nous ne l'atteindrons jamais seuls.
    C'est .seulement avec votre concours que notre journal sera vraiment un journal intéressant et vivant. C'est pourquoi, si vous avez des articles, des nouvelles, apportez-les nous. Montpellier-Etudiant doit être le fait de tous les étudiants et non seulement d'un petit groupe isolé.
    Nous pourrons ainsi faire de Montpellier-Etudiant le vrai journal, de l'A.G.E.M. Ne restez pas passif dans une mentalité de petits vieux embourgeoisés avant l'âge, et n'oubliez surtout pas que : « Si la critique est aisée, l'art seul est difficile »

                                                                                     W. DIMEGLIO.

Réception à l'A.G.E.M

    Le vendredi 20 décembre 1957, à 18 h. 30, le nouveau bureau de l'A.G.E.M., groupé autour du président Diméglio, a reçu les autorités universitaires, civiles et militaires.reception_agem.jpg Parmi les nombreuses personnalités ayant répondu à cette invitation nous avons noté la présence de MM. Lion, chef de Cabinet du Préfet; Bène, sénateur, président du Conseil général; Turchini, adjoint au maire; Angelloz, recteur de l'Université; le Colonel Laurens, chef d'état-major de la Subdivision ; Mgr Tourel, vicaire capitulaire, qui était assisté du chanoine Laget ; MM. Jourda, doyen de la Faculté des Lettres ; Legal, doyen de la Faculté de Droit; Maury, directeur de l'I.P.A. ; Fribourg, commissaire divisionnaire ; Luscan, directeur régional, Biscay, directeur départemental, et Jean-jacques, inspecteur de la Jeunesse et des Sports; Poubel, directeur du M.R.L.; Brassart, proviseur et Vabre, censeur du Lycée de garçons ; Vogel, directeur de la Cité Universitaire ; Donat, directeur des Œuvres Sociales universitaires ; Huc, secrétaire du Rectorat ; D'Ornano, responsable de l'OSSU, etc...     Nous avons remarqué également la présence d'anciens présidents de l'A.G. ou anciens dirigeants : Giret, Piquet, Servent, Ladeux, Schol, Parguel, Tsiskichvili, etc...     M. Diméglio s'adressa aux personnalités et les remercia de leur présence. Après avoir évoqué la crise de croissance qui avait ébranlé le syndicalisme étudiant l'an passé il dénonça les problèmes de la crise universitaire.
    Dans sa réponse M. le Recteur Angelloz assurant les étudiants de l'intérêt qu'il portait à tous ces problèmes termina en espérant que cette nouvelle année universitaire verrait la réalisation de toutes les entreprises estudiantines. Un vin d'honneur termina cette réception et chacun s'en alla content d'avoir pu évoquer quelques aspects de notre vie étudiante. A. J.

 

Discours prononcé lors de la réception des autorités civiles, militaires et religieuses le vendredi 21 décembre 1957

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 Messieurs les Représentants des Corps Constitués,
 Chers Amis,

    Je voudrais tout d'abord vous remercier d'avoir bien voulu répondre à notre invitation et vous dire combien votre présence ici ce soir nous réconforte.
    Elle est en effet à nos yeux la représentation concrète de l'intérêt que vous portez aux étudiants, à leurs problèmes.
     Elle est pour nous un encouragement, un soutien moral, un gage de confiance dans l'avenir. Avenir dans lequel nous plaçons tous nos espoirs et qui, je l'espère, dénouera les différentes crises qui ont surgi cette année.
    L'année universitaire qui vient de s'écouler a en effet été marquée par deux événements majeurs qui ont eu une influence notable sur la gestion du bureau sortant.

    Le premier de ces événements est ce que j'appelerai "la crise de croissance du syndicalisme étudiant".
    Cette crise qui a éclaté au Congrès du Cinquantenaire présente pour nous un intérêt majeur car elle marque un tournant dans l'histoire de notre syndicalisme. C'est elle qui déterminera l'orientation de notre mouvement.
   Je passerai sous silence les aspects négatifs de cette crise, les querelles doctrinales, les longues heures de discussion pour en faire ressortir l'aspect positif. Cette crise démontre que notre mouvement a atteint une certaine maturité, et que devant le nombre de plus en plus accru de responsabilités qui nous incombent, celui-ci ait voulu asseoir son équilibre et de se définir avant même de s'engager.
    Avec le principe de la cogestion dont la première manifestation est l'accès des étudiants au Conseil d'administration du Centre des Oeuvres Universitaires, nous voyons l'élargissement de nos responsablités. Ces responsabilités, dont nous sommes d'ailleurs conscients, nous les acceptons volontiers, j'ajouterai même que nous les voulons car elles constituent pour nous, dans cette période transitoire qu'est notre passage dans l'Université, un enseignement pratique de premier ordre, elles nous permettent de faire nos premières armes face aux difficultés de la vie, elles nous apprennent, pour employer une image, à marcher tout seul.
    Cette cogestion présente un second avantage, celui d'une meilleur compréhension des problèmes étudiants et conséquence logique à promouvoir des solutions plus pratiques, plus conformes à nos besoins.
    Sans doute commettrons-nous des erreurs, des imperfections dans nos premiers pas mais les erreurs ne sont-elles pas le propre de la jeunesse et les imperfections le fondement même de l'action. C'est pourquoi nous vous demanderons d'être indulgents à notre égard, de nous aider à corriger nos erreurs plutôt que de les réprimer.

    La seconde crise est la crise de l'Université.
     Il est en effet évident que notre Université en général souffre d'un certain malaise et traverse une impasse difficile. La crise à l'échelon local nous interesse plus particulièrement dans la mesure où elle nous touche de plus près.
    Insuffisances des constructions universitaires, de logements, de bourses en sont les signes caractéristiques.
    Certes de nombreuses mesures ont déjà été prises, c'est ainsi qu'une Cité de jeunes filles et qu'une nouvelle Faculté des Sciences verront sous peu le jour, mais ces solutions ne sont-elles pas déjà dépassées et ne faut-il pas considérer dès aujourd'hui les nombreux problèmes qui se poseront à notre Université dans quelques années lorsqu'aux effets de la crise actuelle viendront s'ajouter ceux de la réforme de l'Enseignement et de la poussée démographique ?
    Je crois qu'il est de notre devoir de prendre conscience de ces problèmes et de leur apportet une solution si nous ne voulons pas que notre Université qui est passée du 2e au 8e rang des Universités françaises ne soit reléguée à un rang inférieur dans quelques années.

    Il me faut maintenant conclure. Je laisserai ce soin à Monsieur le Recteur Sarrailh de l'Université de Paris qui déclarait dernièrement dans son discours à la Sorbonne : "Un pays dont la vraie valeur réside à l'heure actuelle dans sa vocation spirituelle, dans l'activité de ses savants et de ses maîtres ne saurait impunément repousser non pas leurs exigences mais leurs besoins vitaux. Il n'est pas digne de la France de briser ses Elites."
                                                                                                              W.D.
 
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