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Sa biographie par Sabari Noecarwil


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Il est né le 3 mai 1934, une de ces nuits de mai où, comme le dit Musset, "tout va fleurir, où l’immortelle nature se remplit de parfum, d’amour et de murmure, comme le lit joyeux de deux jeunes époux".

   

  L’année de sa naissance est marquée par des événements qui laisseront leurs traces dans l’histoire du XXe siècle :
    Début de la "longue marche" de Mao Zedong en Chine
    L’assassinat à Marseille du Roi Alexandre de Yougoslavie
    Décès de l’homme politique allemand Ernst Röhm, assassiné au cours de la nuit des longs couteaux
    Décès du Président allemand Hindebourg, Hitler prend les pleins pouvoirs
    A Venise, première entrevue entre Hitler et Mussolini
    Maurice Thorez appelle à la formation d’un front populaire
    Publication par Charles de Gaulle de "Vers l’Armée de métier"
    Famine en Ethiopie
    USA : un million et demi de travailleurs en grève. Grèves générales à Mineapolis, Toledo, San-Franscisco
    Décès du Chancelier autrichien Enqelbert Dolfuss, assassiné par les nazis autrichiens.
 On pourrait y ajouter quelques événements «people» :
    Luigi Pirandello devient prix Nobel de littérature pour "Six personnages en quête d’auteur"
    Naissance de l’actrice Brigitte Bardot
    En Louisiane, les gangsters Bonnie et Clyde meurent criblés de balles par la police
    La deuxième Coupe du monde de football est remportée par l’Italie.

portr_philippeville_1.jpg Il vient à la vie "sous un ciel d’une pureté incomparable, au bord d’une baie aux contours harmonieux dont le charme avait déjà frappé les hommes des générations les plus lointaines, avec un rivage bordé de falaises pittoresques couronnées de verdure qui se répand ensuite dans une plaine étroite et longue qu’embaument certains soirs les orangers en fleurs.portr_philippeville_2.jpg
C’est Philippeville, continuatrice de l’ancienne Rusicade, la ville de marbre et de beauté, la ville de joie et de plaisir dont les destinées se développèrent sous le vocable de la déesse Vénus, sa patronne". C’est ainsi qu’elle est présentée dans la revue du Syndicat d’Initiative et de Tourisme de l’arrondissement de Philippeville, parue dans les années 30.

Signes particuliers

    Amoureux de sa terre natale
    Et cet écrin n’est qu’une infime parcelle d’un ensemble comblé par la nature.
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Alger - Photo Cyril Preiss
L’Algérie possède des trésors inestimables que les contrées les plus favorisées peuvent lui envier, c’est le charme incomparable de son climat, la beauté de ses sites les plus variés et les plus pittoresques qui soient ; et lorsque le mot Algérie est lâché, c’est instantanément vers Camus qu’il se retourne, pour parler de ses souvenirs.
Il n’hésite pas de vous réciter quelques passages des "Noces", un livre qui est toujours sur son bureau :
"Quand je suis quelque temps loin de ce pays, j’imagine ses crépuscules comme des promesses de bonheur. Sur les collines qui dominent la ville, il y a des chemins parmi les lentisques et les oliviers, et c’est vers eux qu’alors mon cœur se retourne. J’y vois monter des  gerbes d’oiseaux noirs sur l’horizon vert. Dans le ciel soudain vidé de son soleil, quelque chose se détend ; tout un peuple de nuages rouges s’étire jusqu’à se résorber dans l’air. Presque aussitôt après la première étoile apparait qu'on voyait se former et se durcir dans l'épaisseur du ciel.
 Et puis d'un coup dévorante la nuit. Soirs fugutifs d'Alger, qu'ont-ils donc d'inégalables pour éveiller tant de choses en moi ?
Cette douceur qu'ils me laissent aux lèvres je n'ai pas le temps de m'en lasser qu'elle disparait déjà dans la nuit. Est-ce le secret de sa persistance ? La tendresse de ce pays est bouleversante et furtive, mais dans l'instant où elle est là, le coeur du moins s'y abandonne tout entier". (L'Eté à Alger - Albert Camus)
                                                     
     Tipasa - Photo Cyril Preiss
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Oran - Photo Cyril Preiss











 Constantine  Gardaïa  Djemilla
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 Bougie
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Photos Cyril Preiss
 http://www.pbase.com/cyrilp/algerie

   Passionné par la Méditerranée
    Tout cela se replace dans un décor plus grandiose celui de la Méditerranée.    
   Méditerranée : pouvoir d'un mot, au mileu duquel un chant de l'enfance s'élève, mélodie qui cherche à atteindre le ciel, puis redescend humaine, familière, comme pour nous bercer et nous consoler. Dans chancune de ses syllabes se niche un souvenir, une crainte, un espoir, un rêve...
  Méditerranée, ce mot l'accompagnera tout au long de sa vie politique.

  Fasciné pour la politique
    Très tôt, dès les premières années de l’adolescence, il établit le contact avec le monde politique. "Un jour, raconte-t-il, je suis tombé en arrêt devant une affiche qui annonçait pour les élections municipales : "un grand débat public et contradictoire au théâtre municipal". Je m’y suis rendu et j’en suis sorti fasciné par le spectacle auquel j’avais assisté. Sur la scène, le candidat et ses colistiers avec, pour objectif la présentation de leur programme. Au parterre, dans les loges, au poulailler où je me trouvais, des supporters fervents et des opposants farouches, mélangés par grappes. Les joutes verbales étaient sans concession, violentes, parfois pleines d’humour. Dans une salle surchauffée, tout cela prenait des airs de jeux de cirque, de corrida. J’étais horrifié, mais en même temps, j’admirais le courage de ceux qui durent subir pendant deux heures, les interpellations véhémentes, les quolibets, et souvent plus. Le courage d’affronter, de résister, c’est ce qui est resté profondément ancré en moi de cette première expérience.
    Quelques jours après avoir écouté mon récit, mon père me remit un petit opuscule, m’invita à le lire, et si possible à en relire chaque jour quelques phrases avant de partir à l’école. C’était le discours à la Jeunesse prononcé au Lycée d’Albi, le 30 juillet 1903 par Jean Jaurès et, dans les difficiles moments de ma vie, une petite mélodie m’est toujours revenue en tête, c’était la magnifique définition du «Courage» de Jaurès qui nous donne un idéal de vie, d’une éternelle vérité."

Formation -Education
   
    A Philippeville, il mène une enfance et une adolescence un peu turbulentes, mais très heureuse entre la boulangerie-pâtisserie familiale, le collège, les terrains de sport, la plage, les copains. Après un parcours brillant durant les classes primaires, il portr_luciani.jpgavoue «avoir ramé» durant toutes les longues années de lycée et il confesse que sans le soutien, les encouragements de son professeur de français-latin-grec, Jacques Grillot, et de son professeur d’anglais, Yvon Taliercio,, il aurait probablement été éjecté du système scolaire, n’aurait jamais connu la faculté, ne serait jamais devenu Député.
    "Que de fois dit-il, j’ai pensé à eux lors des débats sur l’école, sur l’exclusion et le soutien scolaire. Que de fois, sans le savoir, ils ont pesé dans mes décisions, dans mon comportement, merci mille fois à eux."
Et il poursuit : "Mais je ne regrette pas d’avoir passé une grande partie de mon adolescence sur les terrains de football, de basket ou de hand. Le sport est une merveilleuse école de la vie. On apprend à se battre, à souffrir, à ne jamais se résigner, à respecter l’adversaire et les règles et surtout à rencontrer la victoire ou la défaite". Et il termine en nous confiant cette réflexion de Paul Valéry "Rien ne m’a plus formé, plus imprégné, mieux instruit ou construit que ces heures dérobées à l’étude, distraites en apparence, mais vouées dans le fond au culte inconscient de trois ou quatre déités incontestables : la mer, le ciel, le soleil – Je retrouvais sans le savoir, je ne sais quels étonnements et quelles exaltations de primitif. Je ne vois quel livre peut valoir, quel auteur peut édifier en nous ces états de stupeur féconde, de contemplation et de communication que j’ai connu dans mes premières années".
   
   Bac en poche, Diméglio débarque en gare de Montpellier pour s’inscrire à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques. Et là s’opère un changement profond. Auxfac_de_droit.jpg douloureuses années de lycée succèdent les merveilleuses années de fac, où il conjugue avec bonheur le sérieux des études, les joies de la vie étudiante et l’engagement sur le terrain du syndicalisme universitaire. Il découvre avec gourmandise l’économie politique, les relations internationales, le droit constitutionnel, Fernand Braudel, François Perroux et Raymond Barre. Il franchit les obstacles et les étapes avec une facilité déconcertante ; il met un point final à ses études en présentant une thèse qu’il obtint avec une mention Très Bien et qui lui donne le titre de Docteur es Sciences Economiques.
    Il s’emploie à diversifier ses activités. Ainsi, il suit les enseignements de l’Institut de Préparation aux Affaires, d’où il ressort diplômé avec une vue plus précise du monde de l’entreprise et de ses ressorts, la gestion, les ressources humaines, le marketing, la stratégie commerciale.
    Et puis, pour occuper son temps libre, s’inscrit à la Corpo des Etudiants en Droit, en devient l’année suivante le Président avant d’être élu Président de l’AGEM agem.jpg(Association Générale des Etudiants de Montpellier). "Les nuits de campagne étaient chaudes rue de la Croix d’or, siège de l’AGEM, tout comme les soirées festives". "Cette présidence m’a permis d’être au contact direct avec les dures réalités de la vie, et de savoir être en capacité d’apporter des réponses aux problèmes rencontrés".
A l’époque, être Président de l’AGEM c’était avoir la responsabilité totale de la gestion du restaurant universitaire, ce qui signifie entre autres, procéder aux achats, gérer les stocks, tenir des budgets, être attentif aux relations humaines, faire face aux charges sociales et fiscales. C’était aussi faire tourner le service des polycopiés, de la mutuelle, faire avancer la construction du nouveau restaurant universitaire et monter le projet de construction de l’immeuble destiné aux jeunes ménages d’étudiants.
"Ces travaux pratiques, prolongements de mes cours, m’ont apporté une somme de confrontations à des situations qui constitue une incomparable ouverture sur la vie et une expérience d’une haute valeur ajoutée qui me servira très utilement par la suite."

Vie active


    Après son service militaire accompli en Algérie de novembre 1959 à janvier 1962, il se retrouve en juin 1962 à nouveau en gare de Montpellier, cette fois avec le qualificatif de "rapatrié" avec, à ses côtés une épouse et une fille. Tout est à recommencer.
    Il reprend contact avec ses anciens professeurs, intègre le Centre de Productivité et des Etudes Economiques et accepte d’effectuer une mission sur le bassin de Thau pour étudier les problèmes de développement des coopératives conchylicoles.
    En 1965, François Delmas crée le District de Montpellier. Il appelle Willy Diméglio à ses côtés pour tenir le poste de Secrétaire Général et répondre au double défi de la coopération intercommunale et du développement des activités dans l’agglomération, notamment de l’industrialisation.
En devenant Secrétaire Général du District de Montpellier, Willy Diméglio va alors participer énergiquement et activement à la formidable aventure du développement de Montpellier. C’est la naissance des premières zones industrielles de Vendargues et Saint-Jean de Védas. C’est l’arrivée des grands labos, Chauvin-Blache, Clin-Midy (SANOFI), Bristol-Mayers, du GERDAT (Groupement d'étude et de recherche pour le développement de l'agronomie tropicale ).
   1970 – Pressentant que Montpellier ne doit pas rester isolée, il participe à l’épopée du Grand Delta. Une grande première tendant à montrer qu’à côté de Paris pouvait se mettre en place un formidable ensemble regroupant les possibilités de trois régions et reposant sur trois métropoles, Lyon, Marseille et Montpellier.
«Pour Montpellier, une aventure fantastique, nous étions reconnus par les grands et cela nous a terriblement valorisés».
   1975 – Devenu spécialiste des problèmes de gestion communale, Willy Diméglio dirige le Centre de Formation des Personnels Communaux. "Les communes étaient devenues de grandes entreprises, il fallait répondre au besoin de formation des hommes".
   1977 – Avec François Delmas et François Chassaing, il participe à la création de la première radio libre : "Radio Fil bleu". "Une merveilleuse époque dit-il. Aujourd’hui, si chacun se régale sur la bande FM, c’est un peu grâce à nous".
   1979 – Après avoir participé à l’épopée du Grand Delta, il planche sur les travaux du Grand Sud-Ouest et signe «Sept propositions pour notre Région», une prospective étonnante : l’agriculture avec entre autre Agropolis, le canal du Rhône à Sète, le développement du complexe industriel et portuaire de Sète, la vocation internationale de Montpellier en matière de santé, la mer et l’aquaculture, la carte du tourisme, les technologies avancées : informatique, électronique, télématique, biologie, chimie, recherche. Au niveau des infrastructures, son étude prévoit la promotion de Montpellier au rang d’aéroport international, la fameuse autoroute du Piémont.
    1979 – Il entre au Conseil Economique et Social à Paris. "Un endroit feutré où l’on apprend à comprendre et à respecter les idées des autres". Willy Diméglio participe avec beaucoup d’assiduité et d’intérêt aux travaux. Il rédige un rapport sur la planification régionale, adopté à la quasi-unanimité.
    1986 – Elu Député, il se met en congés de ses fonctions administratives pour se consacrer entièrement à ses nouvelles responsabilités.

Vie politique

    De 1962 à 1967, Willy Diméglio se détourne de la politique et se consacre à sa vie professionnelle, sa vie de famille, aux sports, aux voyages.

    1967 – Il assiste à la Faculté de Droit à une conférence donnée par un ancien Ministre des Finances qui entame une traversée du désert, Valéry Giscard d'Estaing. Il est attiré par cette "personnalité". Il répond alors aux sollicitations des Clubs Perspectives et Réalités pour participer à des travaux de réflexions sur les grands problèmes nationaux.
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  1974 - Le candidat à la Présidence de la République, Valéry Giscard d’Estaing confie à Willy Diméglio le soin d’organiser la campagne présidentielle sur l’ensemble du Languedoc-Roussillon. "Une formidable expérience qui démontre que rien n’est jamais joué d’avance. Parti avec 12 % d’intentions de vote, Giscard est élu après 5 semaines de campagne".
    1976 – François Delmas va le pousser dans l’arène politique. Il se présente aux cantonales contre un socialiste sortant. Willy Diméglio est élu.
    1978 – Il s’apprête à être élu Député avec ses amis de la nouvelle vague des Jeunes Républicains, Léotard, Gaudin, Madelin, Longuet. Paris lui demande de passer la main à François Delmas. Il accepte, Delmas est élu.
    1986 – Willy Diméglio est élu Député. D’emblée, il s’impose à l’Assemblée comme un animateur, comme un homme de dossiers et comme un formidable débateur. Ses collègues Députés se rassemblent rapidement dans un Club, le Lambda Club qu’il fonde en mai 1986 et qui compte rapidement 27 membres, "le Lambda Club, un rassemblement d’amis qui travaillent dans la joie et dans la bonne humeur" qui travaillent dur, sur des thèmes comme l’école, la pauvreté, les droits de l’homme, la drogue, les échanges économiques avec le Sud-Est asiatique, l’adoption, la solitude dans la ville, l’immigration, la Méditerranée. Ils travaillent dur à l’Assemblée Nationale, mais aussi sur le terrain. Ainsi avec le Père Joseph Wrézinski, Président d'ATD Quart Monde, ils vont apprécier sur place les tentatives de réinsertion et de lutte contre l’illéttrisme. Ils sewd_dessin.jpg battent aussi pour leurs idées, la liberté, les droits de l’homme, ils vont dans les maquis en Angola soutenir le combat de ceux qui luttent pour la démocratie et la liberté ; ils vont au Liban soutenir le courageux combat des Chrétiens ; ils interviennent auprès de l’Ambassade d’URSS pour la libération des Refuzniks.
    Mais Willy Diméglio sait aussi entraîner ses amis au parc des Princes pour voir un match ou à Bercy pour assister au Trouvère. "Cela permet de prendre l’air, de cimenter l’amitié. La politique c’est parfois desséchant, il faut savoir regarder ailleurs pour se réoxygéner".
    Depuis 1986, rapidement remarqué par les gouvernements étrangers, Willy Diméglio est invité aux USA, au Japon, à Taïwan... «Il faut toujours analyser ce que font les autres, cela donne des idées, cela permet de mieux nous situer».
    En deux ans, de 86 à 88, Willy Diméglio a tenu 277 permanences, reçu 2712 personnes, traité 1093 dossiers de stages et d’emplois, réalisé 16.456 interventions. Il est, par ailleurs, intervenu 14 fois à la tribune de l’Assemblée Nationale, effectué 144 visites de quartiers.
    Son plus beau souvenir à l’Assemblée : figurer au "livre des records" pour avoir obtenu 30 milliards de francs pour le dossier des rapatriés en moins de sept minutes d’intervention à la Tribune, comme le Figaro l'a écrit.
    En 1988, Willy Diméglio est réélu, les électeurs ont apprécié son travail à Paris, sur le terrain et son côté disponible, proche de tous.
    De 1988 à 1993 et de 1993 à 1997, Willy Diméglio va prendre à bras le corps deux dossiers qui lui paraissent d’une importance capitale : celui de l’immigration, et celui de la nécessaire construction d’une Union Méditerranéenne, adossée à l’Europe. A la tribune de l’Assemblée Nationale, dans les conférences internationales, il ne cesse d’avancer des propositions.
Membre de la Commission des Affaires Etrangères, les rapports de coopération avec les pays méditerranéens lui sont généralement confiés.
    En 1994, le Premier Ministre, Edouard Balladur le nomme Parlementaire en mission en lui demandant d’analyser les termes d’un partenariat industriel avec le Maghreb et les PECO ; Il signe un rapport qui a été publié à la Documentation Française.
    En 1997, à la suite de la "dissolution manquée" de l'Assemblée nationale, lors des Législatives qui ont suivi, la présence du Front national au 2e tour favorisa l'élection du candidat PS.
Apparamment il ressortit de cette épreuve sans rancoeur et cite souvent ces vers de Kipling : "Si tu veux voir détruit l'ouvrage de ta vie / Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir...Si tu veux rencontrer triomphe après défaite / Et recevoir ces deux menteurs d'un même front... Alors..."
    Depuis 1997, n’étant plus parlementaire, Willy Diméglio n’en continue pas moins, à titre personnel, à suivre ce dossier qui le passionne et qu’il pense indispensable à l’avenir de l’Europe et de la Méditerranée. Il continue à parcourir les pays de la Méditerranée pour mieux percevoir les réalités du terrain, à participer à des colloques, à donner des conférences, à écrire aux Présidents de la République pour leur faire part de ses réflexions sur l’évolution de cette construction, et à leur soumettre des propositions.
    "Je suis sorti de la politique active dit-il, mais la politique m’intéresse toujours. Je continue à suivre l’actualité, les débats, à lire ; j’ai été heureux d’exercer des mandats. Je ne garde que de bons souvenirs".
    Et si vous voulez le titiller, posez-lui la question : «Il se dit que vous êtes un homme de dossiers, c’est reconnu, mais il se dit aussi que si vous aviez eu un peu plus de charisme, votre parcours aurait été tout autre !»
   "Le charisme, répond-il, vous en avez si vous donnez quelque chose. Donnez des subventions, distribuez des marchés, des travaux, offrez des festivités en tous genres, arrosez généreusement le tout de promesses et les sourires fleuriront à la fois sur le visage de celui qui donne et de celui qui reçoit".
   "Dans ma vie politique, je n’ai eu que des idées à offrir, cela fait trop sérieux, cela ne fait pas sourire». Et là, il éclate de rire en disant : «Elle est pas belle la vie ?"
 
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