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Etats-Unis : cinq questions pour comprendre l'affaire russe Version imprimable
03-11-2017
[Par Guillaume Descours - Le Figaro International 1er novembre 2017]
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Avec l'inculpation de trois membres de l'équipe de campagne de Donald Trump lundi, l'enquête sur les possibles ingérences russes lors de la présidentielle de 2016 a pris un nouveau tournant. LeFigaro.fr fait le point sur cette affaire qui secoue la présidence américaine.

Après plusieurs mois d'enquêtes, la justice américaine a inculpé trois personnes «pour complot contre les États-Unis», dans l'affaire des ingérences russes présumées dans l'élection présidentielle de 2016. Parmi eux, Paul Manafort, ancien directeur de campagne de Donald Trump mais aussi Richard Gates et George Papadopoulos.

L'affaire russe, de quoi parle-t-on ?

Un mois avant l'élection présidentielle américaine de 2016, les services de renseignements américains accusent la Russie d'avoir piraté et diffusé pendant la campagne des emails de conseillers de l'adversaire de Donald Trump, la démocrate Hillary Clinton. L'affaire prend un nouveau tournant quand, en toute fin de mandat, Barack Obama annonce des sanctions contre Moscou et l'expulsion de 35 agents russes. Quelques jours plus tard, le 6 janvier, les agences de renseignements publient un rapport affirmant que le président russe, Valdimir Poutine est derrière cette interférence présumée.
Rapidement le ministère de la justice, le FBI mais aussi les agences américaines de renseignement lancent des enquêtes. Le Sénat et la Chambre des représentants ouvrent deux commissions et lancent des investigations.

Qui est mis en cause ?

Tout d'abord la Russie. En effet, le gouvernement est soupçonné d'avoir interféré pour favoriser l'élection de Donald Trump. Moscou a toujours nié en bloc. Rapidement, les enquêtes convergent vers l'entourage de Trump provoquant la démission de plusieurs membres de son entourage dont son conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, ainsi que Paul Manafort, son directeur de campagne qui avait lui démissionné avant l'élection.

Quelles conséquences pour Donald Trump ?

Dès l'annonce des inculpations, le président américain a réagi via son outil de communication préféré: Twitter. «Il n'y a AUCUNE COLLUSION!», a-t-il écrit. Depuis des mois, le républicain dénonce une «chasse aux sorcières».

Ce mardi, il a, dans une nouvelle série de tweets, qualifié de «menteur», Georges Papadopoulos, et minimisant son implication dans sa campagne. «Peu de gens connaissaient le jeune volontaire de bas niveau dont le nom est George, qui a déjà démontré qu'il était un menteur. Enquêtez sur les DEMS! (Démocrates Ndlr)», a affirmé le président.

Le soupçon fondamental de l'enquête est de savoir si, oui ou non, l'équipe de Trump s'est concertée avec Moscou pour influer sur le résultat du scrutin. À ce stade, l'acte d'inculpation de 31 pages ne suggère pas de collusion entre l'équipe du candidat républicain et les autorités russes. Cette enquête est distincte de trois autres investigations qui sont menées par trois commissions du Congrès .

Où en est l'enquête ?

L'enquête a pris un nouveau tournant avec ces premières inculpations. Cependant elle ne va pas s'arrêter là. Ce mardi, doit avoir lieu devant le Congrès des auditions annoncées comme sensibles des réseaux sociaux Facebook, Twitter et Google. Ils sont dans le viseur des autorités américaines qui considèrent que les réseaux sociaux ont servi de plateformes pour de la propagande venue de Russie. Ils ont d'ores et déjà reconnu que des comptes liés à des entités russes ont servi pour manipuler l'opinion publique. Selon plusieurs médias, dont le Wall Street Journal, Facebook devrait dévoiler que jusqu'à 126 millions d'utilisateurs américains du réseau social ont pu visionner l'an passé des contenus mis en ligne par des intérêts russes.

Comment a réagi la Russie ?

Après les inculpations, Moscou a de nouveau démenti ce mardi toute ingérence dans la présidentielle américaine. Il n'y a «pas une seule preuve» d'ingérence de la Russie, a affirmé à la presse le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a de son côté dénoncé des accusations «absolument ridicules, gratuites et sans fondement».

 
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