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Du loup de mer et de la dorade en élevage à Skikda Version imprimable
06-01-2017
[Par Khider Ouahab - El Watan 5 janvier 2017]
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Une première à l'est du pays : quatre de projets ont déjà eu l’aval administratif et n’attendent que l’attribution de concessions maritimes.

Apparemment Skikda est en passe d’être la première wilaya de l’est du pays à s’intéresser, et surtout à concrétiser des projets d’élevage de poissons dans des cages flottantes. Cette technique, ou plutôt ces investissements privés très en avance par rapport aux wilayas côtières du centre et de l’ouest du pays tardaient étrangement à voir le jour à l’est et surtout à Skikda, une wilaya qui dispose tout de même du plus important linéaire côtier du pays.

On apprend ainsi que des projets d’élevage de loup de mer et de dorade dans des cages flottantes devraient venir appuyer les efforts déjà consentis par l’implantation de la ferme pilote de démonstration et de recherche de la Marsa, dans la wilaya de Skikda. Quatre de ces projets ont déjà eu l’aval administratif et n’attendent que l’attribution de concessions maritimes. Les quatre autres dossiers d’investissement sont encore à l’étude.

Selon Hocine Bousebia, directeur de la pêche et des ressources halieutiques, ces projets consistent en la mise en mer de cages flottantes -quatre pour chaque investisseur- qui seront réparties sur l’ensemble de la zone côtière de la wilaya. «On s’achemine vers l’implantation de trois investissements à la Marsa, trois autres entre Stora et Collo et enfin deux projets dans les eaux de Beni Saïd, à l’ouest de la wilaya», dira le directeur de la pêche.

Au sujet du choix porté sur le loup de mer et la dorade, notre interlocuteur expliquera que le processus de culture de ces deux espèces reste très maîtrisé, en plus de leur rentabilité. «Au bout de six mois seulement d’ensemencement, ces deux types de poissons peuvent être mis à la consommation», a-t-il ajouté.

Selon lui, ces huit projets généreront plus de 100 postes d’emploi permanents, entre marins et techniciens, sans parler de leur contribution à améliorer  considérablement la production halieutique de la wilaya et compenser ainsi le déficit qu’elle enregistre dans ce secteur. Il est vrai que ces deux espèces se raréfient sur les étals des poissonniers locaux, puisque leur pêche se pratique encore de façon rudimentaire, pour ne pas dire carrément vivrière.

On estime même que leur production ne dépasse même pas les 6 tonnes par an, alors qu’une seule cage des projets avancés peut assurer une production annuelle pouvant dépasser les 60 tonnes. Et lorsqu’on apprend que chaque projet disposera de quatre cages flottantes, on peut déjà augurer de bonnes choses pour le secteur de la pêche. 
 
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