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Canal du Midi : ces platanes qu’on abat d’urgence avec un "couteau suisse" à 1 M€ Version imprimable
28-06-2013
[Par Olivier Schlama - Midi Libre 26 juin 2013]
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photo Campels Bruno

Une centaine d’arbres déjà morts, dangereux, sont débités par souci de sécurité.

Trimmer, c’est le nom d’une sorte de spectaculaire couteau suisse capable de tenir et tailler en pièces en même temps un platane vieux de plus d’un siècle. Il ne faut qu’une poignée de minutes à ce camion surmonté d’une grue, elle-même équipée d’un sécateur géant pour débiter un platane comme un vulgaire sarment de vigne.

Abattage d'urgence "par souci de sécurité" Émilie Collet, Voies navigables de France

Mardi à Puichéric (Aude), par exemple, cet outil unique façon robot “transformers“, qui coûte la bagatelle de 1 M€ pièce, était à l’œuvre sous l’œil des touristes à bord des pénichettes dont l’une porte le nom de... la Criminelle. "On a ordonné un abattage d’urgence d’une centaine d’arbres dangereux car malades, secs et déjà morts par souci de sécurité. Pour éviter par exemple que l’un d’eux ne tombe sur un touriste ou une embarcation", explique Émilie Collet de Voies navigables de France (VNF). Ces arbres sont répartis dans 14 foyers.

Une seconde machine en cours d'acquisition

A terme, les 42 000 platanes plus que centenaires qui bordent les 240 km du canal du Midi de Sète (Hérault) à Toulouse sont menacés. Pour l’heure, VNF, qui gère l’ouvrage classé à l’Unesco, a l’autorisation d’abattre 8 500 arbres, atteint par le chancre coloré, mal incurable, seul moyen pour éviter la propagation de ce champignon parasite.

"Pour intervenir sur un site, on doit suivre un protocole très précis. Celui-ci doit être confiné et interdit au public", confie Adam Stivala. Chef de chantier pour Soins modernes des arbres, société qui coordonne les travaux de trois sociétés intervenants sur l’abattage dont Holtzinger, Adam Stivala précise qu’une seconde machine est en cours d’acquisition. "Les voies accédant au site doivent être désinfectées avec un fongicide", précise-t-il. Ensuite, le bois est incinéré sur place. C’est pourquoi faire disparaître dix arbres à Puichéric prendra cinq jours.

 
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