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Le canal du Midi a besoin de 200 millions Version imprimable
25-06-2012
[Par Marie-Louise Pinelli - Le Figaro Conjoncture 22 juin 2012]
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Pour financer le reboisement de 42.000 arbres en dix ans, l'ouvrage pourrait élargir sa gouvernance et faire appel à des mécènes.

«Créer une nouvelle dynamique autour du canal du Midi». Alain Chatillon, sénateur maire de Revel, a publié jeudi un rapport sur «le financement du renouveau du canal du Midi», proposant une refonte en profondeur de la gouvernance du site. L'un des principaux défis économiques auquel le canal sera confronté, dans les prochaines années, s'explique par la nécessaire refonte de son programme paysager: 42.000  platanes malades, victimes d'un champignon tueur, doivent être abattus et remplacés au cours de la prochaine décennie afin de préserver l'attrait des berges entre Sète et Toulouse.

À lui seul, ce programme va nécessiter 200 millions d'euros en douze ans. «C'est le coût de 15 kilomètres d'autoroute!», souligne Alain Chatillon. Le financement - attendu pour un tiers de l'État, un tiers des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon et un tiers du mécénat - promet d'âpres négociations. D'autant que d'autres investissements sont envisagés notamment pour aménager des pistes cyclables et faciliter l'implantation d'hôtels à proximité des berges.

Le rapport propose comme nouvelles pistes de financement -  outre la vignette payée aux voies navigables de France (VNF) - un surpéage dont devront s'acquitter les plaisanciers. Une ressource pouvant rapporter 200.000 euros par an. «Je souhaite plus généralement qu'une stratégie de marque Sud-Ouest soit enfin identifiable à l'international et qu'elle soit portée d'ici dix à quinze ans, notamment par le canal», précise Alain Chatillon.

«Un projet identifié»

Au-delà de l'activité culturelle et touristique, le potentiel économique du canal est à développer, dans le cadre d'une nouvelle gouvernance. Alain Chatillon propose ainsi la création d'un GIP (groupement d'intérêt public) regroupant tous les financeurs du canal: outre l'État et VNF, les conseils régionaux devraient être conviés «autour de la table», afin d'être responsabilisés aux enjeux de financements futurs. Les agences de l'eau et l'Association des communes du canal des Deux-Mers sont elles aussi invitées.

Si la nouvelle ministre de l'Écologie, Delphine Batho, valide les propositions du rapport et précise la composition du GIP, le projet technique devra alors être entériné par la Commission nationale des sites, à l'automne 2012. «On aura alors un projet identifié», indique Nathalie Augereau, directrice de cabinet du directeur national de VNF. «Nous attendons cette base concrète du programme de reboisement et des autres actions à mener. Il faudra également que les collectivités locales et territoriales adhèrent au projet de dynamisation du canal pour que nous réunissions le plus d'acteurs possible!» Le recours à des mécènes sera également relancé début 2013. Une date qui ne doit rien au hasard. L'an prochain, Toulouse accueillera la Conférence mondiale des canaux: l'occasion de renforcer lisibilité internationale du canal et de le projeter dans l'avenir!

 

 
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